Suzie Genest Publié le 17 août 2014 par | Mis à jour à 10:00

Inside Out : embellir de l’intérieur

Tôt ce matin alors que Saint-Roch dormait encore, des photos noir et blanc grand format ont été installées à l’intersection Saint-Joseph et Monseigneur-Gauvreau. Des portraits de gens du quartier, qui y vivent, y travaillent, le fréquentent assidûment. Un groupe local les a croqués dans le cadre de Inside Out, une initiative d’art global participatif propulsée par l’artiste français JR, récipiendaire du prix TED 2011. Plus de 200 000 personnes de 112 pays et territoires y ont déjà pris part.

En enjolivant de leurs minois un bâtiment qui ne paye pas de mine, les participants de « Embellissons notre quartier » attirent l’attention sur un enjeu local : les édifices placardés, apparemment laissés à l’abandon. Sans crier au « Plywood City », on remarque ici et là des commerces et résidences inoccupés, dont l’état empire d’année en année. Et qui dévisagent la rue où ils se trouvent, dans certains cas une artère principale du quartier.

Ces bâtiments ont pourtant des propriétaires, qui ont la responsabilité d’en assurer l’entretien, la salubrité, la sécurité. Certains ont une valeur patrimoniale et historique réelle, qui disparaîtra sous les coups du bulldozer quand l’abandon aura atteint un apparent point de non-retour.

Dans un communiqué où il souligne le projet Inside Out local, le Comité citoyen de Saint-Roch mentionne avoir pour sa part recensé, l’été dernier, une quarantaine d’immeubles apparemment laissés à l’abandon dans le quartier. Il s’inquiète des motifs et des conséquences de cette négligence. Et de ce qui remplacera les bâtiments négligés.

Ce communiqué inclut aussi de plus amples informations sur le projet Inside Out, sur TED, et sur le bâtiment choisi par le groupe d’action local, une oeuvre dans le style de l’architecte Thomas Baillairgé.

Tweet about this on Twitter0Share on Google+0Email this to someonePin on Pinterest0Share on LinkedIn0

5 Commentaires

  • Le propriétaire était consentant?

    • Il aurait dû rénover son bâtiment pour que son consentement soit pris en compte.

    • À ma connaissance, la permission ne lui a pas été demandée et l’intervention avait aussi pour but de dénoncer une pratique répandue des promoteurs de se soustraire à l’obligation légale d’entretenir adéquatement le bâtiment et le laisser dépérir. Au point qu’il ne soit plus récupérable et que le promoteur puisse/doive ensuite construire tout en neuf. Une pratique de destruction du patrimoine bâti.

  • Vous trouvez que c’est endommager son immeuble, Monsieur Roberge, que de coller de belles photos sur le plywood ?

  • Vivant :), Bonifiant en attendant

Écrire un commentaire


Nom :

Courriel :

Site web :

Attention : avant de soumettre votre commentaire, assurez-vous qu'il respecte notre Nétiquette.