Monsaintroch.com Publié le 29 octobre 2014 par | Mis à jour à 17:25

Élections scolaires : rencontre avec Manon Robitaille, candidate à la présidence

 Collaboration spéciale : Monlimoilou.com
 

Dans le cadre des élections scolaires qui auront lieu le 2 novembre prochainMonlimoilou.com a rencontré les deux candidats à la présidence de la Commission scolaire de la Capitale. Rappelons que la présidence est élue au suffrage universel. Voici l’entrevue avec Manon Robitaille (équipe Manon Robitaille).

Seule candidate se présentant avec une équipe complète dans les 11 districts de la Commission scolaire, Manon Robitaille se veut rassembleuse. Elle souhaite faire profiter de son expérience en politique (elle a notamment été attachée politique de l’ex-députée libérale Sarah Perreault) et dans les divers comités de parents (elle représente entre autres les parents au conseil des commissaires depuis trois ans). Elle dit avoir réuni une équipe regroupant des gens de tous les milieux, dont du communautaire, afin d’avoir un horizon plus large sur les défis à relever.

Manon Robitaille souhaiterait que la commission scolaire joue un rôle politique beaucoup plus grand et affirmé. À cet égard, elle souligne que le leadership actuel est à revoir et que le conseil des commissaires doit endosser un rôle de décideurs et pas uniquement d’exécutants. Contrairement à son adversaire Robert Martel, elle est convaincue que les élections scolaires sont utiles et elle se réjouit particulièrement que la présidence soit désormais élue au suffrage universel, ce qui pourrait favoriser la reddition de comptes. Elle s’oppose à ce que le conseil des commissaires devienne des formes de C.A. (avec des gens nommés), car cela ne serait plus représentatif des milieux et diminuerait la proximité avec les parents.

Concernant les coupes budgétaires, madame Robitaille affirme que « la Commission scolaire est au bout du bout (…). Il est minuit moins cinq, c’est très critique en ce moment, les services aux élèves seront touchés. » Elle en appelle à la mobilisation de la population pour prouver que les citoyens tiennent à leur système d’éducation et ne souhaitent pas que les différents programmes soient coupés. Elle insiste sur le fait que la rigueur qu’elle envisage d’implanter dans la gestion et fait valoir qu’elle mène une campagne à peu de frais afin de montrer l’exemple de ce qu’elle veut imposer comme méthode de gestion.

La candidate croit fermement au système d’éducation public, dont elle est issue et auquel ses enfants sont inscrits, et croit que le modèle québécois n’a rien à envier à personne. Elle se dit néanmoins déçue de l’appel au boycottage des élections fait par certains, qui peut avoir pour effet de démobiliser les gens : « Ça prend du courage pour se présenter à cette élection scolaire ! »

Questionnée sur les enjeux des quartiers centraux, elle relève notamment la question de la sécurité autour des écoles et de la qualité de l’air, et souligne que ses candidats ne manqueront pas de l’informer s’il y a d’autres enjeux à prendre en compte.

Les pédibus, je trouve ça formidable (…). On n’oubliera pas les jeunes familles du centre, je viens du nord, mais j’ai déjà vécu à Vanier et je veux maintenir l’aide directe dans les milieux défavorisés (…). On va travailler avec le communautaire. »

Manon Robitaille conclut en affirmant que le plus gros enjeu est d’être plus à l’écoute des citoyens et de répondre aux besoins. « Les citoyens doivent reprendre confiance en nous (…). On doit mieux jouer notre rôle politique. »

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